Tchad se retire de la Cour pénale internationale
Le Tchad a annoncé hier sa décision de quitter la Cour pénale internationale, accusant cette institution d'être à géométrie variable et d'une efficacité limitée dans son travail.
La décision est une réponse aux pressions des États-Unis qui ont exprimé leurs préoccupations quant au fonctionnement de la Cour pénale internationale depuis son entrée en vigueur en 2002, selon un communiqué du gouvernement tchadien.
Le Tchad a été accusé par l'armée soudanaise et plusieurs ONG d'aider les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) à travers des armes venues des Émirats arabes unis (EAU), qui s'opposent depuis avril 2023 à l'armée soudanaise dans une guerre civile meurtrière.
Le Venezuela avait également annoncé son retrait de la CPI hier, accusant cette institution d'avoir un biais géographique avéré en concentrant son activité sur des pays africains et latino-américains au détriment du Sud global, selon sa ministre des Affaires étrangères.
Les deux belligérants du conflit soudanais sont régulièrement accusés par la communauté internationale des crimes de guerre que sont le ciblage systématique de civils et les bombardements indiscriminés de zones habitées.