Togo : des manifestations contre une réforme constitutionnelle qui accroît le pouvoir de Faure Gnassingbé

Togo : des manifestations contre une réforme constitutionnelle qui accroît le pouvoir de Faure Gnassingbé

Des centaines de manifestants dénoncent la réforme constitutionnelle en Togo

Dimanche à Vogan, dans le sud du Togo, plusieurs centaines de personnes ont manifesté pour protester contre la nouvelle Constitution adoptée en 2024.

Les opposants estiment que cette réforme permet au président Faure Gnassingbé de pérenniser son pouvoir.

Un rassemblement organisé par le CNCC

Le rassemblement, organisé par le Cadre national de concertation pour le changement au Togo (CNCC), s’est tenu à une soixantaine de kilomètres de Lomé.

  • Il s’agit du deuxième meeting de cette coalition en trois mois.
  • Les manifestations de l’opposition demeurent peu fréquentes.

Des pancartes portant des slogans

Les manifestants ont brandi des pancartes portant des slogans tels que « Non au changement anticonstitutionnel du gouvernement » ou encore « Coup d’État constitutionnel ».

« La Constitution adoptée en 2024 est totalement illégale. Il s’agit d’un coup d’État constitutionnel que les Togolais n’accepteront jamais », a déclaré David Dosseh, porte-parole du Front citoyen Togo debout (FCTD).

Une réforme qui modifie les institutions togolaises

Entrée en vigueur en 2024, la nouvelle Loi fondamentale a profondément modifié les institutions togolaises.

Elle met fin à l’élection du chef de l’État au suffrage universel direct et instaure un régime parlementaire.

Tensions autour de cette réforme

L’opposition et plusieurs acteurs de la société civile estiment que cette réforme vise à prolonger indéfiniment son maintien à la tête du pays.

À l’inverse, le camp présidentiel défend un texte qui, selon lui, renforce la représentativité des institutions.

Des manifestations précédentes

Les tensions autour de cette réforme ont déjà provoqué des manifestations en 2025, ayant fait sept morts selon la société civile, tandis que le parquet évoque cinq décès par noyade.

theafricantribune